Soufflons sur les braises de la censure administrative

À plusieurs reprises, j’ai écrit ici-même au sujet de la censure de sites web en France, qu’elle soit administrative ou judiciaire. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un cas que je considère assez grave, et d’un effet pervers de ce pouvoir de censure administrative.

Le premier site bloqué en France l'est-il encore ?

Ces derniers mois, on a beaucoup parlé du blocage administratif, prévu d’abord dans la loi LOPPSI en 2011 puis dans la loi « anti-terrorisme » de 2014. Il existe en France un autre moyen d’imposer à un fournisseur d’accès à Internet (FAI) de bloquer l’accès à des sites : la voie judiciaire. Revenons sur le premier cas de ce type de blocage.

Censure administrative des sites pour lutter contre la prostitution, l'Assemblée vote contre

Dans mon dernier article j’indiquais que le gouvernement était une vraie girouette sur le sujet de la censure administrative des sites. Tantôt contre quand il s’agissait de la LOPPSI et de la pédopornographie en ligne, tantôt pour dans le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme. Et bien, vendredi 12 juin, le gouvernement a émis un avis défavorable sur l’extension du blocage administratif aux sites dans le cadre de la lutte contre la prostitution.

Retour de la censure administrative des sites : lutte contre la prostitution

En Mars 2015, j’écrivais un article de décryptage à propos des premiers cas de censure administrative de sites Internet. Il s’agissait à ce moment-là de l’application du décret 2015-125 paru en février. Le décret portait alors sur les « sites provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie et des sites diffusant des images et représentations de mineurs à caractère pornographique ». À l’époque, on avait donc l’OCLCTIC qui avait transmis une liste de sites à quelques FAI (seulement les plus gros) afin que ceux-ci en empêchent l’accès aux abonnés.

Premier cas de censure administrative de sites « terroristes » : analyse à chaud

Je viens de tomber sur un tweet de David Thomson, journaliste à RFI et auteur d’un livre sur les français jihadistes. Ce tweet est pour moi le premier signalement de la mise en œuvre de la censure administrative de la loi « anti-terrorisme » (sic) de M. Cazeneuve combattue et dénoncée par de nombreuses organisations parmi lesquelles La Quadrature du net et la Fédération FDN. Mais cette censure, elle marche comment ?